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10.07.2007

COUPE-VENT, COUPE PERFORMANCE ?

Quand la pluie a commencé à tomber, à 35 km de l’arrivée Oscar Pereiro a enfilé comme d’autres un coupe-vent par-dessus son maillot. Une bonne idée ? Pas forcément, surtout que le peloton était alors lancé à pleine vitesse vers l’arrivée. Selon Bernard Quilfen, directeur sportif de Cofidis, "il faut le moins possible mettre de vêtement imperméables. Quand la température est d’environ 10° et qu’il se met à pleuvoir, il est normal d’en mettre. Mais ici, sur le Tour, même en cas de mauvais temps, il ne fait jamais très froid. Avec un imperméable, le corps est mal ventilé, c’est un handicap lorsqu’on est en plein effort."

Les coureurs le confirment. Staf Scheirlinckx (Cofidis) essaye de s’ "habiller le moins possible". "Dans le final, on est à fond et on ne met normalement pas de coupe-vent. L’important en course est de l’avoir toujours dans la voiture pour le mettre quand il pleut, mais l’enlever dès que l’averse est finie. On peut aussi le garder dans la poche du maillot parce qu’il ne prennent pas beaucoup de place." Pour Sylvain Calzati (Ag2r Prévoyance), "l’imper, ça fait cocotte-minute. On est enfermé dedans, on perd ses sensations et on a l’impression de ne pas avoir de puissance. C’est bien quand ça ne roule pas vite, mais dans le final, pour moi, c’est interdit."

Nicolas Bonenfant, de la société Noret, qui équipe Agritubel, explique aussi :"un impérméable en plastique empèche à la transpiration de s’évacuer. On peut donc prendre encore plus froid quand on l’enlève, et même tomber malade." Pour autant, Pereiro n’a pas eu vraiment tort de se rhabiller. "Il existe aujourd’hui des coupe-vent respirant, pas totalement impérméables, mais qui laissent le corps aéré." Ceux-ci influent moins sur les sensations et doivent être privilégiés.

08:00 Publié dans Matériel, Tour de France | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

Commentaires

les pros savent quand ils doivent mettre l'imper,pour pereiro c'est un reflex quand la temperature est basse s'il ya un grain ,on met l'imper,on evite ainsi un refroidissement,les imper respirent maintenant,j'ai vu un 1 septembre à nice il faisait une chaleur,le lendemain la course partait dans l'arriere pays,dans la plaine une pluie fine s"est mise à tomber les pros ont de suite mis l'imper,une demi-heure apres nous montions un col,à une certaine hauteur les gouttes devenaient blanches en haut du col de gros flocons tombaient,ceux qui n'avaient pas mis d'imper etaient gelés dans la descente et durent abandonner,40 coureurs d'un coup,de quoi refléchir...

Ecrit par : le gall | 12.07.2007

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