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25.10.2006

L'UTILITÉ DU TEST MÉDICAL D'EFFORT

Pour savoir comment travailler en vue de la saison prochaine, est-il utile de se soumettre à un test médical d'effort ? C'est ce que j'ai demandé à mon entraîneur Fabrice Lavillunière.

Selon lui, un tel test peut être très utile pour cerner les plages de travail à effectuer sur le vélo, mais il ne faut pas le passer en ce moment, pendant la coupure hivernale. "Je préconise plutôt de le faire après la phase foncière, avant d'entrer dans celle de travail intensif, c'est-à-dire aux alentours de la fin du mois de février pour beaucoup", m'a-t-il précisé. Il est en effet important de réaliser ce test quand on arrive en condition. Il donne alors une idée sur le travail déjà accompli et sert à mieux planifier les entraînements spécifiques et intensifs.

Fabrice m'a prévenu : il faut faire attention à choisir le bon test. Certains centres médicaux pratiquent des tests valables, d'autres des tests qui le sont moins. Pour le calcul de la consommation maximale d'oxygène, la VO2 Max, mesure phare de ce test, il existe différentes méthodes d'évaluation.

La première est indirecte et consiste à l'estimer par rapport à l'augmentation de la fréquence cardiaque. Cette méthode n'est pas vraiment fiable puisqu'elle repose sur une estimation. La deuxième consiste à mesurer le taux d'acide lactique dans le sang en piquant une aiguille dans le doigt ou dans l'oreille. Celle-ci comporte également un problème : il existe un laps de temps entre le moment où le corps produit l'acide lactique et le moment où celui-ci arrive dans le doigt par exemple, elle n'est donc également pas d'une grande précision.

La seule méthode de mesure fiable à 100 % est celle qui utilise le masque sur le visage pour mesurer directement les variations du volume d'oxygène consommé et du volume de dioxyde de carbone rejeté. Grâce à ses mesures, un appareil trace des courbes et c'est en analysant les ruptures dans ces courbes qu'on détermine les seuils ventilatoires, c'est-à-dire les seuils aérobie et anaérobie. Avec cette méthode, les ruptures dans la courbe sont bien précises, il est donc plus facile d'analyser les résultats.

Pour conclure, Fabrice m'a averti sur les problèmes que peut poser le test médical d'effort : "il met en face de soi des données chiffrées qui disent : "toi, tu as tel niveau", mais, même si cela donne une idée, c'est aussi un préjugé. Un cycliste peut avoir des valeurs inférieures à un autre, mais être meilleur grâce à sa motivation, son intelligence de course..." Bref, il faut savoir interpréter ces chiffres et ne pas se dire qu'avec des valeurs relativement faibles, on ne va arriver à rien ! Le test est une base de travail, mais il ne faut pas prendre tout ce qu'il révèle au premier degré.

Pour l'interprétation des résultats, rendez-vous donc fin février !

14:00 Publié dans Suivi médical | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

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